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Jacmel: 318 ans de création

Bâtie au fond d’un vaste golfe sur la mer des Antilles, cernée au nord par des montagnes boisées, Jacmel a été fondée en1698 par la Compagnie de Saint-Domingue. Jacmel est le chef-lieu du département du Sud-Est ; elle compte 40 000 habitants (100 000 avec l’agglomération). La ville se trouve sur la rive droite d’embouchure de la rivière de la Cosse, à l’endroit où celle-ci jette dans la Baie de Jacmel.

Contrairement à la légende qui indique que son nom viendrait d’un flibustier, Jacques MELO, thèse que semblait accréditer son ancienne orthographe française, JACQUEMEL. Le nom est en réalité plus ancien et évoque des eaux fraiches, la douceur, la fertilité :YAQUIMEL. Bientôt ce nom sera transformé et rendu plus rude par les guerriers, qui rugiront, terrible comme un cri de guerre.  Aujourd’hui tout Jacmel est déjà dans son nom. Elle possède aujourd’hui des atouts touristiques considérables. Outre son architecture et son environnement de plages et de montagnes, Jacmel offre un artisanat original et abondant.

Après 1804, la ville participe à la lutte d’émancipation de l’Amérique latine grâce à l’emplacement stratégique de son port méridional. Le 12 mars 1806, le précurseur de l’indépendance vénézuélienne, Francisco de Miranda, crée dans cette baie le drapeau de son pays en surmontant du jaune de l’Espagne les bandes horizontales bleue et rouge du drapeau haïtiens. En 1816, Jacmel accueille le libertador vénézuélie, Simon Bolivar, qui en repartira chargé d’armes et de munitions et accompagné de nombreux volontaires haïtiens. Lors de la création de Jacmel, les vieux flibustiers, ont jeté leur dévolu sur la Baie des Baguettes, où Christophe Colomb mouilla en 1503. là, ils s’arrêteront : la position est bonne; là, ils battiront une ville dont le commerce les enrichira. L’essor extraordinaire de Jacmel (1848-1930) viendra du café, un des meilleurs arabicas du pays, cultivé à l’ombrage des grands sucrins dans les communes de montagnes des environs. C’est notamment grâce à son commerce maritime et à son Port de Commerce que Jacmel a prospéré pendant toutes ces années.Jacmel est depuis de nombreuses années reconnues comme le coeur artistique d’Haïti. D’Alcibiade Pommayrac à Félix Morisseau-Leroy, pionnier de la littérature créole,l’essor économique de Jacmel s’est accompagné d’une pléiade de poètes et d’intellectuels.Deux grandes figures, qui ont puisé leur inspiration dans la ville de leur enfance, se sont distinguées au niveau international.

René Depestre (né en 1926), auteur d’une féconde œuvre poétique et de romans « baroques », reçut, pourHadriana dans tous mes rêves, le prix Renaudot en 1988.
Jean Métellus (né en 1937) a publié de nombreux romans en France. En outre, Jacmel a aussi donné naissance à des maîtres de la peinture haïtienne : Célestin Faustin, Luce Turnier, et Préfète Duffaut…Le 12 Janvier 2010, Jacmel fut sérieusement endommagée par le tremblement de terre meurtrier (qui toucha surtout l’agglomération de Port-au-Prince la capitale haïtienne). Selon Fednel Zidor, vice-délégué du département du Sud-Est, celui-ci évoque une ville détruite à 60-80 %, la ville basse, les quartiers populaires et le centre historique, étant les plus atteints.

Malgré cet évènement l’hospitalité des Jacméliens est toujours renommée dans tout Haïti et le sentiment de sécurité qui y existe la différencie des autres villes haïtiennes. Le comportement festif des Jacméliens leur vaut une renommée de « dyoles » (exhibitionnistes). Les plages de Jacmel ont une forte activité touristique, d’origine locale ou issue de la diaspora haïtienne. Les rues de Jacmel ont conservé le charme de l’époque coloniale française et espagnole. Depuis 2013, de nombreux efforts pour la réhabilitation de la ville sont faits et Jacmel retrouve peu à peu son charme d’antan.

Carrefour, histoire de cette Commune

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Source: modess.org

La commune de Carrefour figure parmi les plus grandes communes de la République d’Haïti si on tient compte de sa superficie et de sa population. Elle comprend 13 sections communales. Son centre urbain est subdivisé en zones ou quartiers: une partie de Fontamara, Bizoton, Diquini, Thor, Mahotière, Côte-Plage, Waney, Arcachon, Monrepos, Brochette, Lamentin, rivière Froide, une partie de MAriani. Certaines de ces quartiers on plus de 10000 habitants.

Située a Diquini peu après l’Hôpital Adventiste de Diquini, la mairie de Carrefour, depuis sa création en 1982, fonctionne à l’instar de toutes les autres mairies du pays. Dans ces conditions, l’administration municipale est invisible et n’existe que de nom. En conséquence, tout fonctionne au gré de la nature. Quant aux contribuables, ils ne reçoivent aucun service de leur mairie et sont pratiquement livrés à eux-mêmes.

La localisation même de la mairie de Carrefour permet à l’observateur avisé de conclure que cette boîte n’a rien à voir avec le reste de la commune. Actuellementi, la commune de Carrefour a une population de plus de 500,000 habitants. Plus de 90% du territoire de la commune se trouve dans ses sections communales. Les gens qui habitent les sections communales ne dépassent guère les 20 %. Donc le centre urbain de Carrefour est une mégapole. Il y a beaucoup de pays dans le monde dont la population est inférieure à 500000 habitants.

L’une des définitions classiques de la mairie est la suivante : un édifice où se trouvent les services de l’administration municipale et où siège le conseil municipal. Ce qui diffère la mairie de Carrefour des autres mairies d’Haïti c’est sa situation géographique. Elle est située dans un endroit qui la rend complètement invisible. Les mairies des autres villes sont au moins physiquement visibles.

Normalement, tous les citoyens doivent savoir où est située l’administration de leur commune. La mairie c’est l’hôtel de ville; ce qui veut dire cet édifice doit être visible et accessible à tous : les visiteurs/touristes et les habitants de la commune. On a l’impression que ceux-là qui ont décidé de placer l’administration communale dans ce petit coin de Diquini l’ont fait à dessein. Isoler le pilier central de la commune c’est dire aux citoyens de Carrefour qu’ils n’ont pas besoin de compter sur leur mairie. En fait, il a toujours été le cas.

Avant la constitution de 1987, les maires étaient pratiquement nommés par le pouvoir central. Généralement, le maire ne gérait rien. Tout dépendait du pouvoir central. Cependant, sous cette nouvelle constitution, la mairie a l’autonomie administrative et financière de la commune. Au lieu d’un maire, on parle plutôt d’un conseil municipal qui assure la gestion de la commune. En dépit des provisions de la nouvelle constitution, il est difficile de noter une différence entre les anciennes administrations communales et celle d’aujourd’hui. Après deux ans en fonction, la nouvelle administration communale de n’a encore pris aucune initiative pour prouver à la population et aux observateurs qu’il y a nouveau sous le soleil de Carrefour. Au contraire, on se rend compte que la dégradation de l’environnement physique des milieux urbain et rural de Carrefour continue à un rythme accéléré. Quant à la dépendance de la mairie de l’État central, elle n’a fait qu’augmenter. Tout dépend étroitement des caprices ou de la générosité du Ministère de l’intérieur!

Ceux qui ont vécu à Carrefour avant la mise en application de la constitution de 1987 vous diront que les administrations communales d’alors étaient beaucoup plus responsables; leur présence se faisait sentir au moins dans le milieux urbain de Carrefour.

Si on faisait une enquête à Carrefour aujourd’hui, la majorité des gens qui y vivent ne seraient pas en mesure de répondre la question suivante: « Où est située la mairie de Carrefour ? » De même l’on serait surpris de constater que la plupart des gens pensent que le maire de Port-au-prince est celui dirige la commune de Carrefour. En d’autres termes, la mairie de Carrefour n’existe que de nom.

Pour une commune de cette envergure, Carrefour a besoin d’une administration communale qui soit à la hauteur de cette tâche combien délicate. Cette équipe doit être créative, compétente et progressiste. En fait, cette administration aura pour mission de créer les conditions et de prendre les mesures qui s’imposent pour lancer la commune de Carrefour sur la voie de la modernité et du progrès socio- économique.

Géographie de Carrefour

Sources: modess.org

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La commune de Carrefour est le carrefour par lequel doivent passer des milliers de voitures, camionettes et camions pour se rendre dans une bonne partie du département de l’ouest, dans les départements du Sud-est, des Nippes, du Sud et de la Grande-Anse. De par sa situation géographique et sa beauté naturelle, les milieux urbains et ruraux de la commune de Carrefour ont des potentialtés économiques et touristiques extraordinaires.

La commune de Carrefour, communément appelé “kafou” par ses ressortissants, fut à l’origine un petit village fondé par le décret du président Pétion le 1er. mai 1813. Selon les tracés de l’arpenteur Louis Rigaud, ce village comprenait sept rues, 20 îlot et 162 emplacements.

Pendant plus d’un siècle et demi, Carrefour ne s’est jamais urbanisée comme le souhaitait ses fondateurs. Sa vocation agricole prenait le pas son urbanisation. Le village originel fournissait, les habitations environnantes (Monrepos, Lamentin, Mahotière, Thor, Brochette, Mariani) et les différentes sections communales fournissaient aux villageois de Carrefour et à la ville de Port-au-Prince des denrées agricoles comme le riz, la canne-à-sucre, les coton, les fruits, les légumes, les vivres, le café, etc. Ce n’est que vers le milieu des années 70 que l’urbanisation anarchique de la zone a véritablement débuté. Cette “urbanisation” coïncide la liquidation des principales habitations par les grands propriétaires terriens de Carrefour.

Le 15 décembre 1982, soit 169 ans après avoir sa fondation, le village de Carrefour, devenu entre temps quartier de Carrefour, a été élevée au rang de commune par le décret du 15 décembre 1982. Carrefour forme avec Port-au-Prince, Pétion-Ville, Kenscoff, Gressier et Delmas, l’arrondissement de Port-au-Prince. Le milieu rural, assez étendu, comporte les 13 sections communales suivantes : Bizoton, Thor, Rivière Froide, Corail Thor, Morne-à-Chandelle, Platon Dufresney, Taillefer, Procy, Bouvier, Coupeau, Laval, Berly et Malanga.

La topographie de Carrefour n’est pas tout à fait différente de celle de Port-au-Prince. A l’instar de cette dernière, la commune de Carrefour s’élève au fond du golfe de la Gonâve, l’un des plus beaux qui soient dans le monde et que l’on a pu comparer sans exagération à celui de Naples, Italie. Elle comporte une partie montagneuse comprenant les mornes Malanga, Chandelle, Boyer, Rivière Froide, Dufréné, Corail Thor.

Quant à ses limites géographiques, elles partent de l’Est vers le Nord, du point de jonction de Fontamara 43 avec le littoral jusqu’à sa rencontre avec la baie de Port-au-Prince et longent ce littoral jusqu’à sa rencontre avec la ravine de Mariani. Du Nord-ouest, elles s’orientent vers le sud à la limite de la 12 ème Section de Morne-à-Bateau, de la 23 ème Section des Parcs et de la 8 ème Section de Beau-Séjour de la comme de Léogâne. De là, elles rejoignent les limites de la 7 ème Section, Grande rivière, de la 4 ème Section, Gosseline qui relève de la commune de Jacmel, et de la 2 ème Section, la Nouvelle-Tourraine et la 20 ème Section, Bongars, de la commune de Kenscoff. Elles rejoignent de nouveau Fontamara 43 par la trajectoire Sud-Sud-Est de la 8 ème Section, Martissant, de la commune de Port-au-Prince. Les coordonnées de la commune se situent, d’une part, entre 72◦ 22’ et 72◦ 27 de longitude Ouest et d’autre part, entre 18◦ 30’ et 18◦ 35’ de latitude Nord. Sa superficie est estimée à 190 km².

En ce qui concerne l’hydrographie, la Rivière Froide, l’un des plus importants cours d’eau de la commune, coule à travers des Sections Communale de Platon Dufresney et continue jusqu’à la Section d’Étang du Jonc de la commune de Pétion-Ville. Ensuite l rivière de Chauffard qui irrigue les habitations de la section communale Procy, celle de Bengas au niveau de Kenscoff et celle de Momance ou Grande-Rivière, entre les sections communales de Procy et de Laval.Parmi les cours d’eau de moindre importance on peut citer la Rivière Grandin, les ravines Morel et Temps-Perdu.

Sur le plan démographique, la commune de Carrefour compte une population de plus de 500.000 (cinq cent mille) habitants. Cependant, Il demeure extrêmement difficile d’avoir des statiques plus ou moins fiables sur la population de Carrefour. Selon le recensement de 1982, Carrefour avait une population de 129 470 de personnes ; le recensement de 2003 affiche une population de 373 916 habitants. En se basant sur 4.24, le taux de croissance annuelle de sa population, aujourd’hui, Carrefour aurait une population de 460 251 habitants.

Modess.org